Le riad

Un riad se lit à la lumière. Les murs y sont couverts de zelliges posés à la main, dont chaque carreau renvoie le jour un peu différemment de son voisin — et c'est ce désaccord minuscule, répété mille fois, qui fait qu'une pièce paraît vivante plutôt que carrelée.

On retrouve cela dans une salle de bain française à condition de renoncer à la régularité. Un mur de zellige n'est jamais net : il ondule, il accroche, il change entre le matin et le soir. C'est précisément ce qu'un carrelage neuf ne sait pas faire.